activités d’enseignement
Chargée de cours
Université Paris 8 (depuis 2007)
L’économie du visible dans l’art contemporain Licence 2
Le cours doit permettre aux étudiants de réfléchir aux nouveaux régimes de visibilités des arts plastiques sous un angle inhabituel : celui de l’invisible. Aujourd’hui, le public est souvent tenté de dénoncer une certaine vacuité de l’art contemporain et, depuis les années 1960, le visiteur d’exposition doit s’arranger avec la dématérialisation de l’œuvre d’art. Littéralement il est parfois confronté à des œuvres qui n’offrent rien à voir. La désaccentuation des aspects visuels et matériels a donné à l’invisible une force croissante jusqu’à permettre aux artistes de faire des expositions « sans objet » comme l’exposition paradigmatique du vide d’Yves Klein. Cette disparition de l’objet est en contradiction avec la primauté du visible archétype à la fois du monde muséal et du modernisme. La monstration d’un art éphémère dans un lieu d’exposition traditionnellement dévolu au règne du visible modifie-t-elle la nature de l’œuvre ? Le conceptuel a-t-il supplanté le visible ? La question de l’invisible dans l’art n’est pas nouvelle, il conviendra d’en établir la genèse, à ce titre le débat entre iconodules et iconoclastes semble être tout à fait d’actualité pour déterminer l’économie particulière de l’art contemporain. L’invisible permet en effet de renforcer la présence de l’institution qui l’expose. L’exposition est donc plus que jamais un lieu critique de construction du visible, même lorsqu’il n’y a « rien à voir ».
La présentation ou l’exposition de l’œuvre lorsqu’elle est invisible devient une modalité de cette œuvre. Avec l’exposition sans objet, tous les éléments du cadre deviennent signifiants et, en désignant l’absence de l’œuvre, renforcent la présence du système.
Art et invisibilité Licence 1
L’art cherche traditionnellement à rendre visible l’invisible, il est alors étonnant, voire déroutant d’être confronté à des oeuvres qui ne s’adressent pas essentiellement à la perception. Des oeuvres abstraites sans contenu figuratif aux œuvres conceptuelles qui n’offrent « rien à voir », nous verrons comment les artistes se sont intéressés à l’invisible et à la limite du perceptible. A travers des travaux divers comme l’exposition du « vide » d’Yves Klein, les sculptures invisibles de Maurizio Cattelan ou de Walter de Maria ou les 4’ 33” silencieuses de John Cage, etc., nous découvrirons les enjeux que révèlent ces relations avec le vide, le rien, l’intangible, l’éphémère, la dématérialisation… Quand l’objet disparaît, que reste t-il ? En insistant sur les modalités de présentation et d’exposition des oeuvres, nous tenterons d’élaborer des outils d’analyse afin de mieux comprendre les dimensions perceptuelles et non perceptuelles de l’art contemporain.
UCO Angers (2008-2010)
Esthétique et art contemporain Licence 2
Le cours propose une analyse de la production contemporaine en regard de l’esthétique. En partant de la “Crise de l’art contemporain” et en la mettant en regard de productions conceptuelles ou aperceptuelles, nous déterminerons quels peuvent être les critères d’appréciation de l’oeuvre d’art. Nous verrons comment le fonctionnalisme ou les théories institutionnelles et processuelles de l’oeuvre ont remis en cause l’essentialisme traditionnel.
Université Paris 1 (depuis 2006). Bibliothèque Universitaire (Pierre Mendès-France)
Méthodologie de recherche documentaire de Licence à Master (histoire de l’art et philosophie)
Apprendre à connaître et utiliser les ressources spécialisées offertes par la BU (bouquets de revues électroniques, bases de données, catalogues…).
